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Alors que son neveu Tony avait porté les couleurs du SCOD en 2007, Alain Gallopin, directeur sportif chez Trek, a accepté d’être le parrain du club dijonnais cette saison. Rencontre - (Aurélien Meazza - Pierre Lescure)

Bonjour Monsieur Tissier.

Voici la Page du Bien Public de ce matin , article Aurélien Meazza.
 
Nous travaillons avec Nicolas Goisque journaliste la Gazette de Côte D'or journal Papier et Dijon Sport news journal internet.
Nicolas fait des articles sur notre club, serait il possible d'informer vos lecteurs de façon à publier le lien des articles qui invite ensuite les lecteurs à visiter Dijon Sport news pour lire l'article consacré au scodijon.
 
Pierre 
Scodijon
 

Alain Gallopin : « Une bonne rampe de lancement »

Les coureurs du SCO Dijon (ici, Benjamin Le Roscouët et Alliaume Leblond) sont à l’écoute d’Alain Gallopin, parrain de l’équipe en 2015. Photo Vincent Poyer

Alors que son neveu Tony avait porté les couleurs du SCOD en 2007, Alain Gallopin, directeur sportif chez Trek, a accepté d’être le parrain du club dijonnais cette saison. Rencontre.

 

Entre un stage à Majorque avec l’équipe Trek Factory Racing dont il est le responsable des directeurs sportifs, et l’Étoile de Bessèges qui débute ce jeudi, Alain Gallopin était à Dijon vendredi, afin d’assister à la présentation du SCO Dijon version 2015 dont il est le parrain.

Pourquoi avez-vous accepté de devenir parrain du SCO Dijon ?

« J’ai accepté d’abord parce que mon neveu Tony est passé au SCO Dijon ( en 2007 ). Il a gardé un bon souvenir de son passage ici. Quand on voit le cheminement de Tony, cela situe bien la place du club de Dijon aujourd’hui : c’est une bonne rampe de lancement pour pas mal de jeunes. »

Quel message feriez-vous passer aux coureurs de l’équipe ?

« Le maître mot, ce serait la patience. Quand on voit ce que Jean-Christophe Péraud (37 ans) a fait après le parcours qu’il a eu ( l’ancien coureur du SCOD est passé pro à 33 ans ), il ne faut pas s’affoler quand tu as 22-23 ans. Si un jeune veut réussir dans le vélo, il doit tout consacrer pour ça. Souvent, leur premier défaut, c’est qu’ils veulent tout de suite passer à l’étage au-dessus. Or il n’y a pas de la place pour tout le monde. C’est donc important pour eux de se tester afin de voir s’ils ont les moyens d’aller à l’échelon supérieur, et pour cela il faut qu’ils s’en donnent les moyens. »

Pourriez-vous aider un Dijonnais à passer ce cap ?

« Je ne me suis pas posé la question. Je vais suivre les résultats et on verra. Chez Trek, on a un œil sur les jeunes, mais certains veulent aller tout de suite dans des équipes Pro Tour et c’est l’échec. Je préfère le parcours de Tony, plus progressif et qui porte ses fruits aujourd’hui ( voir par ailleurs ). »

« La génération d’aujourd’hui a de la chance »

Quel regard portez-vous sur le cyclisme actuel, et la nouvelle génération des coureurs français ?

« Le dopage a beaucoup existé dans le vélo, comme dans d’autres sports d’ailleurs. Les anciens ont vécu avec leur époque, ils ne l’ont pas choisie. La génération d’aujourd’hui a de la chance : ils peuvent faire de grandes choses. Je suppose que les Pinot, Demare, Bouhanni, Coquard, Gallopin… n’ont pas la culture du dopage. Ils n’ont pas connu cette période. C’est eux qui ont le destin du vélo entre les mains. A l’image de Pinot qui termine sur le podium du Tour, on a des champions en France. »

En tant que directeur sportif depuis de nombreuses années, comment avez-vous vécu cette évolution ?

« Je ne suis pas médecin. Mon rôle est de diriger la tactique en course, d’amener mon équipe à gagner. Le boulot, il est le même qu’il y a 10 ou 20 ans. Si tu fais rouler tes coureurs quand il ne faut pas, ils ne vont pas gagner. Ce qui me plaît le plus, c’est la gestion d’un maillot de leader. »

Vous avez côtoyé de grands leaders. Quels souvenirs marquants en gardez-vous ?

« Avec Contador, j’ai gagné un Tour, un Giro et une Vuelta. Au début il n’avait pas trop d’expérience, il était un peu nerveux. Sur le Giro, il était très en colère après moi. Et puis à l’arrivée, il m’a dit finalement ‘‘Tu avais raison’’. Sur la Vuelta, le prologue par équipes dans les rues de Grenade était très dangereux, et j’avais dit au gars de ne pas prendre de risques. On a fini 11e sur 22 équipes. Le soir, Contador était furieux car il voulait gagner et prendre le maillot dès le premier jour. J’aurais beaucoup plus de facilités à diriger le Contador de maintenant ! »

Vous avez aussi dirigé Lance Armstrong chez Astana…

« Les deux ans avec Armstrong, cela a été une expérience fabuleuse. Je ne suis pas en train de dire que c’est le plus gentil de la Terre, mais c’est un mec très professionnel, avec un caractère hors du commun. À travers tous les champions que j’ai connu, il y a toujours quelque chose à prendre. Jan Ullrich était aussi un type qui m’a laissé un très bon souvenir. Il était très gentil, trop gentil même. Physiquement je pense qu’il était plus fort que Lance, mais dans la tête beaucoup moins. »

Tag(s) : #AMATEURS, #Julien BERNARD

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