Pour la vingtième année, Paris-Bourges s’élance de Gien.

Pour la vingtième année, Paris-Bourges s’élance de Gien.

 
Paris-Gien-Bourges, 67e du nom, reste, depuis la disparition de la Classic de l’Indre, la dernière course professionnelle du Berry. Jeudi, ils seront 168 au sein de 21 équipes dont trois Pro Tour (AG2R la Mondiale, la FDJ et Katusha). à se disputer une des dernières victoires de la saison.
Lancé en 1913, Paris-Bourges tient le cap malgré la rigueur des temps même si l’équipe organisatrice, entièrement bénévole, reconnaît que « c’est de plus en plus compliqué. La sécurité est désormais un des postes les plus importants, son coût a explosé ces dernières années. Pour le vingtième anniversaire du départ à Gien, il n’y aura pas de tour de présentation en ville. Et sur le parcours, nous devrons barrer les routes transversales avec des cars ! »
Contre vents et marées la course va traverser les coteaux du Cher Nord, pour arriver à Bourges et se jouer probablement au sprint. C’est le scénario classique de ces dernières années, sauf si le parcours souriait aux baroudeurs. Mais Paris-Bourges n’échappe pas à la règle qui veut que l’échappée se développant dans les monts du Sancerrois se fasse reprendre à quelques kilomètres de l’arrivée, laissant place à une explication royale.
Ces deux dernières années l’Irlandais Sam Bennett fut le plus efficace, profitant en 2016, d’un « tassage » de Nacer Bouhanni, dans le goulot précédant l’arrivée. Pour cette édition où le plateau est plus modeste, après les championnats du monde et avant le Tour de Lombardie (samedi), Nacer Bouhanni (deux fois second à Bourges) sera le grand favori avec le champion du monde espoirs, Benoît Cosnefroy, actuellement en grande forme. Ils devront mater la « meute » des sprinters belges alors que le public aura les yeux de Chimène pour les Berrichons. Notamment le Vierzonnais Marc Sarreau (FDJ), excellent sprinter et 4e l’an passé, le Castelneuvien Romain Combaud (Marseille) avec son camarade nivernais, Yannick Martinez, Bryan Alaphilippe ou Benjamin Thomas (Armée de Terre).
Présentation jeudi, à partir de 10 h 30, à Gien. Départ à 12 h 35 pour 193,700 km. Arrivée à Bourges, boulevard de la République, vers 17 h.